Festival International du Film d'Amour de Mons

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Coup de coeur à Patrick Chesnais

Les films projetés dans le cadre de ce coup de coeur sont :

Biographie

Patrick Chesnais

Pour cette édition 2012, le Festival a décidé de mettre Patrick Chesnais à l’honneur, un«Coup de Cœur» qui coïncide avec la sortie de son dernier film, «Fils unique» de Miel Van Hoogembemt.

Né en banlieue parisienne, Patrick Chesnais choisit d'entrer au Conservatoire d'Art Dramatique après l'obtention de son bac. Il suit alors les cours de René Simon et de Lise Delamare et obtient un premier prix en comédie. Il a tout juste 20 ans. Dès lors et pendant les dix années qui vont suivre, le jeune comédien va accumuler les rôles au théâtre. Eclectique, insatiable, il endosse des rôles tellement contrastés sur scène que la reconnaissance tarde. Et ce sera à peu près le même schéma au cinéma, où il apparaît dès 1976, accumulant les seconds rôles pendant plus de dix ans.

C’est son ami Michel Deville qui lui offre un des premiers rôles de «La Lectrice». Le comédien obtient pour ce rôle non seulement une reconnaissance publique (le film est un très grand succès commercial) mais aussi le César du Meilleur Acteur dans un Second Rôle. Parallèlement, Patrick Chesnais poursuit son travail sur scène, obtenant notamment le Grand Prix de la Critique en 1982 pour «Le bleu de l'eau de vie» de Jorge Semprun. Plus récemment, il triomphait aux côtés de Zabou dans la pièce «Skylight», pour lequel il était une fois de plus nominé aux Molières.

On le voit aussi à la télévision, notamment depuis le milieu des années 90.

Au cinéma, son travail de fond dans le registre du second rôle se poursuit de plus belle, notamment dans «Post coïtum», animal triste de Brigitte Roüan, où il compose un mari trompé et blessé.

En 2000, Patrick Chesnais passe de l'autre côté de la caméra avec «Charmant garçon», une comédie réussie pour laquelle il obtient le prix Alain Poiré du Meilleur réalisateur au Festival de St Jean-de-Luz.

Sa carrière cinématographique trouve alors un second souffle sous la houlette d'une nouvelle génération de cinéastes au talent prometteur: Manuel Poirier («Te Quiero»), Eric Assous («Sexes très opposés») ou encore Rémy Waterhouse («Mille millièmes, fantaisie immobilière»). Père de la fausse ingénue Judith Godrèche dans la comédie de Philippe Harel «Tu vas rire mais je te quitte» (2004), il retrouve des rôles de tout premier ordre, ceux d'un huissier passionné de tango dans «Je ne suis pas là pour être aimé» (2005) et d'un chanteur has been sur le retour dans «Une chanson dans la tête» (2008). On le retrouve également aux côtés de Nathalie Baye dans «Le Prix à payer» (2006), de Michaël Youn dans «Héros» (2007) et de Mathieu Amalric dans «Le Scaphandre et le papillon».

Une réalisation Stupides Machines