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Elie Chouraqui
Chaque année, le FIFA accueille des personnalités emblématiques du 7ème art. A l'occasion des ces Coups de Coeur, le Festival met à l'honneur ces grandes personnalités en présentant quelques unes de leurs œuvres les plus marquantes.
Pour sa 26ème édition, le FIFA a choisi de dédier un premier Coup de Cœur à Elie Chouraqui, réalisateur et acteur confirmé. Le Festival International du Film d'Amour de Mons vous proposera de découvrir ou de redécouvrir plusieurs de ses films.
Les films projetés dans le cadre de ce coup de coeur sont :
Elie Chouraqui est né le 3 juillet 1950 à Paris. A priori, rien ne le prédisposait à devenir le metteur en scène, scénariste, producteur, acteur et écrivain que l'on connait. Son parcours est autant fascinant qu'il est atypique, à l'image de son oeuvre de cinéaste.
C'est après avoir été joueur international de volley-ball pour l'équipe de France que démarre son histoire d'Amour avec le Cinéma en tant qu'assistant réalisateur de Claude Lelouch (Smic, Smac, Smoc en 1971). Il occupera également ce poste auprès d'autres grands réalisateurs français: Claude Pinoteau (La Gifle, 1974) et Yves Robert (Un éléphant, ça trompe énormément, 1976).
Il rédige ensuite plusieurs scripts, réalise le court métrage Une perte de temps ainsi que de nombreux spots publicitaires. En 1978, Elie Chouraqui écrit son premier long métrage intitulé Mon premier amour. A l'époque, personne ne veut le produire, il fonde alors sa société 7 Films : «je pouvais tout perdre mais comme je ne possédais rien, cela ne faisait pas grand-chose». L'histoire du film, centrée sur la relation entre une mère mourante (Anouk Aimée) et son fils (Richard Berry, qui y tient alors son premier grand rôle), rencontre un véritable succès critique et lance la carrière du cinéaste. Au fil de celle-ci, il abordera des thèmes récurrents tels que l'égalité, les droits de l'Homme, la liberté, l'Amour et ses origines juives.
Son second long métrage Qu'est-ce qui fait courir David?, à caractère autobiographique, est celui de la reconnaissance. Le public répond positivement et il reçoit plusieurs nominations aux César. En 1984, il signe Paroles et Musique pour lequel Catherine Deneuve reprendra au vol le rôle principal prévu à l'origine pour Isabelle Adjani. Et le film rencontre à nouveau le succès. Hollywood lui ouvre ses portes en 1987 avec Man on fire, un thriller particulièrement efficace avec Scott Glenn et Joe Pesci qui fera l'objet d'un remake réalisé en 2004 par Tony Scott avec Denzel Washington.
Au début des années 90, c'est autour du thème de la recherche d'identité qu'il entame le tournage de Miss Missouri, un road movie mettant en scène un homme (Richard Anconina) qui se dilue dans le paysage américain à la recherche d'une femme qu'il croit aimer. Vient ensuite Les Marmottes, une comédie au casting impressionnant (Jean-Hugues Anglade, Jacqueline Bisset, Gérard Lanvin, André Dussollier, Marie Trintignant, Anouk Aimée,...) qu'il coécrit avec Danièle Thompson. TF1 en tirera une saga télévisuelle. En 1995, il signe Les Menteurs, un drame racontant l'histoire d'un cinéaste las de l'univers factice et mensonger dans lequel il gravite.
Après ce film, Elie Chouraqui coproduira Après la Pluie de Takashi Koizumi sur un scénario posthume d'Akira Kurosawa. «Le film n'arrivait pas à se monter. Laisser dans un tiroir le dernier script de Kurosawa me paraissait indécent».
A l'aube du nouveau millénaire, il se lance un défi de taille: il écrit, produit et met en scène le spectacle Les Dix Commandements avec la complicité du compositeur Pascal Obispo. Cette comédie musicale sera un triomphe dans le monde entier. Dans la foulée, le réalisateur revient au cinéma avec Harrison's Flowers, inspiré de l'histoire vraie d'un reporter envoyé en Yougoslavie durant la guerre.
Artiste éclectique, il signe également des romans et essais (dont La vie n'est qu'une ombre qui passe) avant d'adapter pour le grand écran le best-seller de Dominique Lapierre et Larry Collins, Ô Jérusalem, œuvre référence sur l'histoire de la création de l'Etat d'Israël. Son dernier film, Celle que j'aime, mettant en scène Marc Lavoine, Gérard Darmon, Barbara Schulz et Anton Balekdjian, est sorti dans les salles en 2009 et avait été présenté en clôture du Festival International du Film d'Amour de Mons.
Cette année, Elie Chouraqui fête ses 40 ans de carrière. L'occasion était belle de mettre en avant la personnalité et son cinéma, entre drame et comédie, entre légèreté et engagement, toujours marqué du sceau de la sincérité, de l'énergie et de la passion.
Filmographie :
Celle que j'aime (2009)
Ô Jérusalem (2006)
Harrison's Flowers (2000)
Les menteurs (1995)
Les marmottes (1993)
Miss Missouri (1990)
Man on Fire (1986)
Paroles et musique (1984)
Qu'est-ce qui fait courir David ? (1981)
Mon Premier Amour (1978)