Accueil >
Le Festival 2010 >
Activités Cinéma >
Les Métiers du cinéma
Durant la semaine du Festival, des personnalités du 7ème Art animeront une « Master Class » sur leur métier :
Toutes les leçons de cinéma se déroulent au Ciné-village du Lotto Mons Expo.
Réalisateur
Belge, il étudie d'abord au Conservatoire dramatique de Liège puis à l'INSAS (Institut national supérieur des arts du spectacle), l'école de cinéma de Bruxelles. Il réalise son premier court métrage en 1997, Folles aventures de Thierry Van Hoost, puis le second en 1999, Quand on est amoureux c'est merveilleux. Ce dernier fait la tournée des festivals. Il arrive au Fantastic'arts de Gérardmer en 2001 où il remporte le Grand Prix.
Ce premier succès lui permet de collaborer avec Canal Plus Belgique et de signer des sketches pour Nulle Part Ailleurs. Mais si cette expérience avec la chaîne qui dit aimer le cinéma lui permet d'en apprendre un peu plus sur son métier, elle ne l'aide en rien pour réaliser son premier long métrage, Calvaire, qui sort en salles en 2004. Le film remporte plusieurs prix à Gérardmer et Amsterdam. Il se fait surtout remarquer pour son style radical et agressif. Inspiré du survival américain, Du Welz s'inscrit volontairement dans le sillon d'un Tobe Hooper ou d'un Sam Peckinpah version Les Chiens de paille. Le Texas de Massacre à la tronçonneuse remplacé par les Ardennes belges, il imagine l'histoire sordide et dérangeante d'un chanteur itinérant (Laurent Lucas), séquestré, torturé, humilié par des rednecks locaux menés par Jackie Berroyer.
Le film impose immédiatement une certaine ambition esthétique ainsi qu'un goût pour la provocation qui le rapproche de Gaspar Noé. Remarqué et souvent salué par la critique, Calvaire renvoit à une bestialité sous-jacente propre à la nature humaine. Après Calvaire, Fabrice Du Welz réalise Vinyan (2008). A nouveau controversé mais toujours aussi radical, le film s'inspire cette fois essentiellement de Ne vous retournez pas de Nicholas Roeg. Si en définitive on en est loin, Vinyan emprunte néanmoins les grandes lignes de ce chef-d'œuvre du cinéma britannique. L'histoire d'un couple errant en Thaïlande pour retrouver leur fils disparu durant le Tsunami de 2004, là où chez l'Anglais, Donald Sutherland et Julie Christie erraient dans Venise après la mort de leur fils en croyant aussi pouvoir l'y retrouver.
Réalisateur
Coup de coeur de ce Festival, Elie Chouraqui nous fera l'honneur d'une leçon de cinéma.
Biographie
Retrouvez sa biographie complète dans la partie "Coup de coeur"
Chef-opérateur
Biographie
Pierre-William Glenn fait sans doute partie (avec Henri Alekan, Raoul Coutard ou Caroline Champetier) du cercle très fermé des chefs-opérateurs les plus respectés du cinéma français. Sculpteur de lumière caméléon, il s'adapte à tous les univers et reste un grand innovateur technique, pionnier notamment dans l'utilisation de la steadycam en France. Également réalisateur, il est l'auteur de quatre longs métrages, dont le film très noir Terminus.
Après des études de mathématiques, Pierre-William Glenn intègre la prestigieuse IDHEC (Institut des Hautes Etudes Cinématographiques), puis commence très jeune à fréquenter les tournages en suivant la filière classique: second puis premier assistant opérateur, puis cameraman.
A l'âge de 25 ans, il devient chef-opérateur. Il enchaîne les tournages, jusqu'à quatre par année. Il travaille avec de nombreux réalisateurs de la Nouvelle Vague, notamment François Truffaut (La Nuit américaine, Une belle fille comme moi, L'Argent de poche), mais prête également ses services à des cinéastes marginaux.
Chef-opérateur fidèle de certains univers, il est ainsi lié à Bertrand Tavernier (L'Horloger de Saint-Paul, Que la fête commence, Le Juge et l'Assassin, etc.) et Alain Corneau (France société anonyme, Série noire). S'il n'impose jamais un style d'image particulier comme ont pu le faire Henri Alekan ou William Lubtchansky, il s'évertue à traduire des ambiances très différentes, avec une belle sûreté technique. Il saute donc sans distinction de Costa-Gavras à Roger Vadim en passant par Maurice Pialat et Samuel Fuller.
Glenn est surtout un grand innovateur dans bien des domaines: il est le premier à utiliser la pellicule Fuji et se fait surtout le plus grand spécialiste français de la steadycam, une caméra portée à l'épaule ou à la main, munie d'un système anti-vibratoire. Toujours actif dans le domaine (Cette femme-là de Guillaume Nicloux en 2003, Un fil à la patte en 2004), il s'est lancé depuis le milieu des années 70 dans une carrière parallèle de réalisateur. On lui doit ainsi quatre films alternant documentaires et fictions: Le cheval de fer (1974), Les Enragés (1984), Terminus (1987) et 23 heures 58 (1992).
En 2009, il revient avec le documentaire Portrait de groupe avec enfants et motocyclettes ou la vie, les espoirs, les contes d'une promotion d'élèves de 8 à 14 ans.